Merci pour ce partage particulièrement pertinent. Je partage l’idée selon laquelle, dans un contexte d’incertitude financière, l’enjeu n’est pas uniquement de réduire les coûts de l’évaluation, mais surtout de renforcer son utilité pour la prise de décision et l’apprentissage organisationnel. L’évaluation par les pairs constitue, à mon sens, une piste intéressante pour les organisations humanitaires et de développement. Elle permettrait de valoriser les compétences internes, de renforcer le partage d’expériences et de favoriser une meilleure appropriation des résultats. Toutefois, son efficacité dépendra de certaines conditions, notamment l’indépendance des évaluateurs, la prévention des conflits d’intérêts et l’existence d’un dispositif rigoureux d’assurance qualité. L’expertise externe demeure donc nécessaire dans certaines situations, en particulier lorsque des enjeux d’impartialité, de complexité méthodologique ou de redevabilité l’exigent. Je rejoins également votre proposition de combiner des recommandations à court et à long terme. Dans la pratique, une évaluation ne devrait pas se limiter à produire des constats et des recommandations, mais déboucher sur un plan d’action réaliste, hiérarchisé et budgétisé. Les mesures immédiatement applicables peuvent générer des améliorations rapides, tandis que les recommandations structurelles nécessitent une programmation et une mobilisation progressive des ressources. Dans le contexte burkinabè, où les organisations doivent composer avec des financements parfois imprévisibles et des besoins humanitaires et sociaux croissants, ces deux approches me semblent particulièrement pertinentes. Elles pourraient contribuer à renforcer les capacités nationales d’évaluation, à mutualiser les expertises entre organisations et à mieux valoriser les ressources disponibles. Une question me paraît néanmoins essentielle : comment garantir que les économies réalisées grâce à l’évaluation par les pairs soient effectivement réinvesties dans l’apprentissage organisationnel et la mise en œuvre des recommandations ?
Burkina Faso
Abdoul Aziz Bonkoungou
Consultant
ImaniBa-Consult
Posté le 21/10/2026
Merci pour ce partage particulièrement pertinent. Je partage l’idée selon laquelle, dans un contexte d’incertitude financière, l’enjeu n’est pas uniquement de réduire les coûts de l’évaluation, mais surtout de renforcer son utilité pour la prise de décision et l’apprentissage organisationnel.
L’évaluation par les pairs constitue, à mon sens, une piste intéressante pour les organisations humanitaires et de développement. Elle permettrait de valoriser les compétences internes, de renforcer le partage d’expériences et de favoriser une meilleure appropriation des résultats. Toutefois, son efficacité dépendra de certaines conditions, notamment l’indépendance des évaluateurs, la prévention des conflits d’intérêts et l’existence d’un dispositif rigoureux d’assurance qualité. L’expertise externe demeure donc nécessaire dans certaines situations, en particulier lorsque des enjeux d’impartialité, de complexité méthodologique ou de redevabilité l’exigent.
Je rejoins également votre proposition de combiner des recommandations à court et à long terme. Dans la pratique, une évaluation ne devrait pas se limiter à produire des constats et des recommandations, mais déboucher sur un plan d’action réaliste, hiérarchisé et budgétisé. Les mesures immédiatement applicables peuvent générer des améliorations rapides, tandis que les recommandations structurelles nécessitent une programmation et une mobilisation progressive des ressources.
Dans le contexte burkinabè, où les organisations doivent composer avec des financements parfois imprévisibles et des besoins humanitaires et sociaux croissants, ces deux approches me semblent particulièrement pertinentes. Elles pourraient contribuer à renforcer les capacités nationales d’évaluation, à mutualiser les expertises entre organisations et à mieux valoriser les ressources disponibles.
Une question me paraît néanmoins essentielle : comment garantir que les économies réalisées grâce à l’évaluation par les pairs soient effectivement réinvesties dans l’apprentissage organisationnel et la mise en œuvre des recommandations ?