Profil
Dr. Kobenan (A.B.J.) est un anthropologue et gestionnaire de projet, spécialisé dans la gestion, le suivi et l'évaluation de projets de développement durable. Titulaire d'un doctorat en anthropologie des cultures matérielles et immatérielles de l'Université Félix Houphouët-Boigny, il possède plus de sept ans d'expérience dans la coordination de projets de développement durable et inclusif, la gestion axée sur les résultats (GAR), ainsi que la recherche documentaire et de terrain.
Son parcours professionnel est marqué par des rôles clés au sein d'organismes internationaux de développement socio-économique comme ONU FEMMES CI et Catalyste+. Au sein de ces organisations, il a travaillé sur des initiatives visant l'égalité des genres et l'autonomisation économique des femmes. Son expertise a été précieuse dans la mise en œuvre de stratégies efficaces pour promouvoir l’approche genre dans les évaluations et lutter contre les inégalités socio-économiques.
Chez Catalyste+, Dr Kobenan (A.B.J.) apporté un soutien stratégique et logistique essentiel de sorte à favoriser des interventions efficaces et respectueuses des dynamiques culturelles locales et des objectifs de coopération internationale. Il a donc formulé des programmes de renforcement de capacités pour des partenaires sur des thématiques comme l’égalité du genre, la gouvernance, l’innovation, l’environnement, la gestion organisationnelle, la planification stratégique, etc. Il a également fourni aux expert.e.s coopérant.e.s une lecture anthropologique du contexte local, facilité la communication et la compréhension mutuelle entre expert.e.s coopérant.e.s et partenaires locaux, et assuré la gestion rigoureuse du suivi et de l'évaluation des projets. Cette expérience lui a permis de renforcer ses compétences en matière de planification, de coordination, de suivi et évaluation des programmes de développement durable.
Éducation
- Doctorat en Anthropologie des cultures matérielles et immatérielles, Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB), Côte d’Ivoire
- Master en Anthropologie des cultures matérielles et immatérielles, Université FHB, Côte d’Ivoire
- Maîtrise en Anthropologie des cultures matérielles et immatérielles, Université FHB, Côte d’Ivoire
- Licence en Anthropologie, Université de Cocody, Côte d’Ivoire
- Certificat en Suivi, Évaluation, Recherche et Apprentissage (MERL), ar-mel, Bénin
- Titulaire d’une attestation de formation en Gestion Axée sur les Résultats (GAR) au Collège Communautaire du Nouveau-Brunswick, Université Sainte Anne, Canada (en ligne)
- Titulaire d’un certificat spécialisé en Droit et Action Humanitaire au CERAP (Centre de Recherche et d’Action pour la Paix).
Aptitudes et compétences
- Rédaction de rapports et d’articles scientifiques
- Suivi, évaluation et apprentissage (MERL)
- Analyse de données quantitatives et qualitatives
- Maîtrise des outils : Microsoft Office, SPSS, Sphinx, KoboToolbox, Intelligence artificielle
- Gestion de projet et coordination de programmes
- Intégration de l’approche genre dans les projets
- Mobilisation communautaire et accompagnement interculturel
Côte d'Ivoire
Atta B. Jacob KOBENAN (PhD)
Anthropologue, Chargé de programme
Catalyste+
Posté le 19/10/2026
L’évaluation sous pression : préserver la qualité des données probantes et renforcer leur utilisation dans la prise de décision
Dans mon expérience en gestion de projets de développement, notamment au sein de l’organisme Canadien où je travaille actuellement le suivi-évaluation occupe une place importante dans l’appréciation des résultats, la redevabilité envers les partenaires et l’orientation des décisions. Le traitement de formulaires de suivi, de questionnaires de collecte de données et d’outils de mesure des résultats m’a permis de constater que la disponibilité des données ne garantit pas nécessairement leur utilisation effective.
Les contraintes budgétaires peuvent limiter les visites de terrain, les entretiens avec les bénéficiaires et le suivi post-intervention. Elles conduisent quelque fois les organisations à privilégier la production de rapports dans les délais impartis au détriment d’une analyse approfondie des changements observés.
Face à ces contraintes, nous pouvons adapter nos pratiques en simplifiant les outils de collecte sans sacrifier les indicateurs essentiels, en harmonisant les formulaires et en exploitant les données déjà disponibles. Le recours aux entretiens à distance constitue également une option lorsque le contexte (bonne connexion internet) le permet. Toutefois, mon expérience du traitement des données me rappelle l’importance de vérifier leur cohérence et de tenir compte des limites des méthodes utilisées. Dans les interventions de renforcement des capacités, par exemple, les résultats immédiats d’une formation ne suffisent pas à démontrer que les compétences acquises sont effectivement appliquées. Un suivi différé – dans les 6 à 9 prochains mois – nous permet de mieux apprécier leur appropriation et leur contribution aux changements attendus.
À mon sens, les contraintes budgétaires exigent avant tout une meilleure hiérarchisation des besoins d’information et une intégration de l’apprentissage dans la gestion courante des projets. Nous devons également préserver l’indépendance de l’évaluation et partager les enseignements avec les parties prenantes. Même sous pression budgétaire, l’évaluation doit être considérée comme un investissement stratégique qui permet d’améliorer les interventions, plutôt que comme une dépense secondaire.