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RE: From Hindsight to Foresight: How Evaluation Can Become Future-Informed

Steven Lynn Lichty

Kenya

Steven Lynn Lichty

Managing Partner

REAL Consulting Group

Posté le 26/03/2026

Carlos, merci d’avoir partagé cet exemple. L’évaluation « One Health » de la FAO est un cas véritablement instructif, et la manière dont vous présentez le « décalage temporel » entre les conclusions rétrospectives et la pertinence prospective met en lumière un aspect que, selon moi, de nombreux évaluateurs reconnaissent intuitivement mais peinent à formuler clairement dans leurs rapports d’évaluation.

Ce que je trouve particulièrement pertinent dans votre réflexion, c’est la réinterprétation des critères existants du CAD à travers le prisme de la prospective. Définir la pertinence comme « l’adéquation avec l’avenir », la durabilité comme « la résilience face au changement » et la cohérence comme « la capacité à travailler de manière transversale » ne constitue pas un écart radical par rapport aux critères. Je dirais qu’il s’agit d’une application plus honnête de ces critères dans des contextes où les conditions évoluent déjà pendant la mise en œuvre du programme. J'ai moi-même réfléchi dans le même sens, et votre exemple renforce l'idée que la prospective ne nécessite pas nécessairement l'introduction d'une méthodologie distincte dans l'évaluation… elle peut s'intégrer au cadre d'interprétation que nous utilisons déjà (voir ma réponse ci-dessous à Conny).

Votre remarque sur les dépendances de trajectoire est également pertinente. Les atouts institutionnels deviennent des contraintes lorsque l’avenir exige des configurations différentes d’expertise et de partenariat. Cela semble constituer un terrain fertile pour la planification par scénarios en particulier, qui peut aider des organisations comme la FAO à soumettre leurs modèles opérationnels actuels à des tests de résistance face aux futurs scénarios « One Health » émergents.

Votre commentaire m’a également fait penser à l’article de Michael Quinn Patton publié en 2020, intitulé « Critères d’évaluation pour évaluer la transformation : implications pour la pandémie de coronavirus et l’urgence climatique mondiale » (voir ci-joint). MQP critique les critères du CAD et propose six nouveaux critères axés sur la transformation. Extrait du résumé de son article :

Des transformations systémiques fondamentales sont nécessaires pour faire face à l’urgence mondiale provoquée par le changement climatique et les tendances mondiales connexes, y compris la pandémie de COVID-19, qui, ensemble, constituent des menaces existentielles pour l’avenir de l’humanité. La transformation est devenue un cri de ralliement sur la scène mondiale. L’évaluation de la transformation nécessite des critères. Les critères révisés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et du Comité d’aide au développement (CAD) sont adéquats pour les évaluations sommatives et de responsabilité dans le cadre d’un statu quo, mais ils sont insuffisants pour aborder les transformations systémiques majeures. Six critères d’évaluation des transformations sont proposés, discutés et illustrés en les appliquant à la pandémie et à l’Alliance mondiale pour l’avenir de l’alimentation. Les critères suggérés illustrent des possibilités. Les critères permettant de juger toute intervention doivent être élaborés dans le contexte d’une évaluation spécifique et alignés sur son objectif, ainsi que sur les besoins en informations des principaux utilisateurs visés. Cet article conclut que le plus grand danger pour les évaluateurs en période de turbulence n’est pas la turbulence elle-même, mais le fait d’agir selon les critères d’hier.

J’ai utilisé les critères de transformation du MQP dans deux évaluations. Je partagerai plus tard comment cela a fonctionné et n’a pas fonctionné dans le contexte dans lequel je travaillais… une perspective prospective a certainement joué un rôle… ou devrais-je dire son absence.