Gordon, je pense que c'est exactement la bonne remise en question. Je suis d'accord pour dire que la prospective n'est pas totalement absente de l'évaluation... le problème plus profond est qu'elle n'est souvent présente que sous une forme limitée, procédurale ou rétrospective.
La distinction que vous faites entre le moment, la profondeur et l’intention est cruciale. De nombreux processus d’évaluation peuvent utiliser des outils qui semblent proches de la prospective (par exemple, les registres de risques, les boucles de gestion adaptative, les questions stratégiques, voire le langage des scénarios), mais cela n’équivaut pas à une pratique professionnelle de la prospective. La prospective n’est pas seulement une boîte à outils... c'est aussi une manière rigoureuse de percevoir le changement, de déceler les signaux faibles, de remettre en question les hypothèses, de juger quand un système approche d'un seuil, et de comprendre les récits profonds et les dynamiques de pouvoir qui façonnent les futurs considérés comme possibles ou souhaitables.
C’est là que la perspicacité professionnelle d’un praticien de la prospective prend toute son importance. Les outils peuvent aider à structurer la conversation, mais ils ne génèrent pas automatiquement une intelligence anticipative. Utilisés de manière superficielle, ils peuvent simplement prolonger les logiques de planification existantes. Utilisés en profondeur, ils peuvent révéler quand le cadre lui-même est erroné, quand l’adaptation ne suffit plus, et quand l’évaluation doit soutenir un recadrage stratégique plutôt qu’une amélioration incrémentale.
Je suis donc tout à fait d'accord... le problème n'est pas l'absence totale de prospective, mais son confinement. Le défi consiste à passer d'une prospective considérée comme un ensemble de méthodes occasionnelles à une prospective en tant que capacité d'évaluation professionnelle, en l'intégrant dès le début, en l'utilisant en temps réel et en l'orientant vers la prise de décisions éclairées par l'avenir plutôt que vers la simple validation des performances passées.
RE: From Hindsight to Foresight: How Evaluation Can Become Future-Informed
Kenya
Steven Lynn Lichty
Managing Partner
REAL Consulting Group
Posté le 27/04/2026
Gordon, je pense que c'est exactement la bonne remise en question. Je suis d'accord pour dire que la prospective n'est pas totalement absente de l'évaluation... le problème plus profond est qu'elle n'est souvent présente que sous une forme limitée, procédurale ou rétrospective.
La distinction que vous faites entre le moment, la profondeur et l’intention est cruciale. De nombreux processus d’évaluation peuvent utiliser des outils qui semblent proches de la prospective (par exemple, les registres de risques, les boucles de gestion adaptative, les questions stratégiques, voire le langage des scénarios), mais cela n’équivaut pas à une pratique professionnelle de la prospective. La prospective n’est pas seulement une boîte à outils... c'est aussi une manière rigoureuse de percevoir le changement, de déceler les signaux faibles, de remettre en question les hypothèses, de juger quand un système approche d'un seuil, et de comprendre les récits profonds et les dynamiques de pouvoir qui façonnent les futurs considérés comme possibles ou souhaitables.
C’est là que la perspicacité professionnelle d’un praticien de la prospective prend toute son importance. Les outils peuvent aider à structurer la conversation, mais ils ne génèrent pas automatiquement une intelligence anticipative. Utilisés de manière superficielle, ils peuvent simplement prolonger les logiques de planification existantes. Utilisés en profondeur, ils peuvent révéler quand le cadre lui-même est erroné, quand l’adaptation ne suffit plus, et quand l’évaluation doit soutenir un recadrage stratégique plutôt qu’une amélioration incrémentale.
Je suis donc tout à fait d'accord... le problème n'est pas l'absence totale de prospective, mais son confinement. Le défi consiste à passer d'une prospective considérée comme un ensemble de méthodes occasionnelles à une prospective en tant que capacité d'évaluation professionnelle, en l'intégrant dès le début, en l'utilisant en temps réel et en l'orientant vers la prise de décisions éclairées par l'avenir plutôt que vers la simple validation des performances passées.