Silva, c'est une question qui mérite d'être approfondie tout au long de cette discussion, et je pense qu'elle apporte un éclairage que nous pourrons continuer à développer dans les semaines à venir. Tu as raison de dire que les outils de prospective peuvent simplement être mis au service de la conformité, c'est-à-dire qu'ils servent à anticiper des futurs pour confirmer une théorie du changement plutôt que de la remettre véritablement en question. Ce serait une version sophistiquée du même problème. La question que vous soulevez précédemment, « à quoi sert l’évaluation ? », est selon moi une question à laquelle cette communauté doit s’attaquer plus directement. J’ai le sentiment que le passage de la rétrospective à la prospective n’est pas seulement technique, car il nécessite également une relation différente entre les évaluateurs, les commanditaires et les programmes évalués. Si l’évaluation est purement confirmatoire, alors la prospective devient de la poudre aux yeux. Mais s’il existe une volonté institutionnelle de considérer l’évaluation comme une véritable exploration, alors les outils de prospective, en particulier lorsqu’ils sont utilisés de manière participative comme vous le décrivez, peuvent ouvrir un espace de réflexion qui remet en question les hypothèses dominantes plutôt que de les renforcer. Continuez à soulever ces questions, Silva !
RE: From Hindsight to Foresight: How Evaluation Can Become Future-Informed
Kenya
Steven Lynn Lichty
Managing Partner
REAL Consulting Group
Posté le 27/03/2026
Silva, c'est une question qui mérite d'être approfondie tout au long de cette discussion, et je pense qu'elle apporte un éclairage que nous pourrons continuer à développer dans les semaines à venir. Tu as raison de dire que les outils de prospective peuvent simplement être mis au service de la conformité, c'est-à-dire qu'ils servent à anticiper des futurs pour confirmer une théorie du changement plutôt que de la remettre véritablement en question. Ce serait une version sophistiquée du même problème.
La question que vous soulevez précédemment, « à quoi sert l’évaluation ? », est selon moi une question à laquelle cette communauté doit s’attaquer plus directement. J’ai le sentiment que le passage de la rétrospective à la prospective n’est pas seulement technique, car il nécessite également une relation différente entre les évaluateurs, les commanditaires et les programmes évalués. Si l’évaluation est purement confirmatoire, alors la prospective devient de la poudre aux yeux. Mais s’il existe une volonté institutionnelle de considérer l’évaluation comme une véritable exploration, alors les outils de prospective, en particulier lorsqu’ils sont utilisés de manière participative comme vous le décrivez, peuvent ouvrir un espace de réflexion qui remet en question les hypothèses dominantes plutôt que de les renforcer. Continuez à soulever ces questions, Silva !