Expédit, merci pour cette réflexion très pertinente. Et je dois dire que ta mention du Bénin m’a vraiment rappelé de bons souvenirs… Le Bénin a été le premier pays africain où j’ai travaillé, en 1997. Je me suis ensuite rendu à Parakou en 1998, et je garde encore de très bons souvenirs de cette époque.
Ton argument concernant les données en temps réel me semble particulièrement important. Dans de nombreux systèmes d’évaluation, nous dépendons encore trop de données tardives, même lorsque le contexte politique évolue rapidement. Mais j’apprécie également votre mise en garde selon laquelle des outils tels que les registres de risques, les boucles adaptatives, le questionnement stratégique et la planification de scénarios ne sont pas assimilables à une pratique professionnelle de prospective. Ils peuvent soutenir la prospective, mais ils ne remplacent pas le travail plus approfondi consistant à interpréter les signaux faibles, à mettre en évidence les hypothèses, à explorer des futurs alternatifs et à aider les décideurs à agir dans un contexte d’incertitude.
Je suis également tout à fait d'accord avec l'accent que vous mettez sur la responsabilité partagée. Dans un système d'évaluation des politiques en pleine transformation, une évaluation fondée sur la prospective ne sera utile que si elle n'est pas imposée comme un exercice technique externe, mais si elle est prise en charge conjointement, de la conception à la mise en œuvre. C'est ce qui confère au processus sa légitimité, sa pertinence et la possibilité d'une réelle adoption.
RE: From Hindsight to Foresight: How Evaluation Can Become Future-Informed
Kenya
Steven Lynn Lichty
Managing Partner
REAL Consulting Group
Posté le 29/04/2026
Expédit, merci pour cette réflexion très pertinente. Et je dois dire que ta mention du Bénin m’a vraiment rappelé de bons souvenirs… Le Bénin a été le premier pays africain où j’ai travaillé, en 1997. Je me suis ensuite rendu à Parakou en 1998, et je garde encore de très bons souvenirs de cette époque.
Ton argument concernant les données en temps réel me semble particulièrement important. Dans de nombreux systèmes d’évaluation, nous dépendons encore trop de données tardives, même lorsque le contexte politique évolue rapidement. Mais j’apprécie également votre mise en garde selon laquelle des outils tels que les registres de risques, les boucles adaptatives, le questionnement stratégique et la planification de scénarios ne sont pas assimilables à une pratique professionnelle de prospective. Ils peuvent soutenir la prospective, mais ils ne remplacent pas le travail plus approfondi consistant à interpréter les signaux faibles, à mettre en évidence les hypothèses, à explorer des futurs alternatifs et à aider les décideurs à agir dans un contexte d’incertitude.
Je suis également tout à fait d'accord avec l'accent que vous mettez sur la responsabilité partagée. Dans un système d'évaluation des politiques en pleine transformation, une évaluation fondée sur la prospective ne sera utile que si elle n'est pas imposée comme un exercice technique externe, mais si elle est prise en charge conjointement, de la conception à la mise en œuvre. C'est ce qui confère au processus sa légitimité, sa pertinence et la possibilité d'une réelle adoption.